GÉOGRAPHIE DES GOÛTS ET DES ARÔMES

 

Voici quelques indications sur, les principaux cafés classés en fonction de leur pays d'origine. (page 3)

 

Philippines : Des arabica et des robusta pratiquement inconnus en France.

Porto Rico :
Plein, riche et consistant.

Rwanda :
Des arabica parfois agréablement acidulés, mais très irréguliers.

Saint-Domingue :
Corsé et bon arôme. Le voisin d'Haïti, sur la face ouest de l'île, produit uniquement des arabica moyennement acidulés, mais avec assez de corps et de finesse. Les cibao et les barahonas sont les principales variétés ; les seconds sont les meilleurs : plus corsés, plus fins et plus acidulés.

Salvador :
Doux, bonne acidité, sans beaucoup d'arôme. Bon pour les mélanges.

Sri Lanka (ex-Ceylan) :
Un robusta âcre et de vilaine allure, et un arabica devenu très rare, même s'il n'est pas inconnu en France. Détail anecdotique : si le thé connaît au Sri Lanka le développement que l'on sait, c'est parce qu'il y a été introduit il y a cent cinquante ans depuis l'Inde, après une épidémie qui avait ravagé les plantations de café.

Tanzanie :
Goût riche, corsé et arôme délicat. Arabica excellent, à la fois acidulé et parfumé. Robusta rare en France.

Togo.
Uniquement du robusta. Assez neutre, mais souvent percé de trous par des insectes (scolytes). Curieusement, il est très dur à moudre.

Venezuela :
Basse acidité, arôme délicat. Uniquement des arabica. Passons rapidement sur ceux de type nature; ils sont âcres et sans intérêt, d'ailleurs rarement offerts en France. Attardons nous plutôt sur les lavés : ils en valent la peine! Ces lavés sont des cafés de grande classe au parfum de fleur et à l'acidité agréablement marquée, avec cependant un corps suffisant. Un des très grands cafés produits dans le monde.
Vietnam : Depuis le départ des Français, les exportations vers la France sont devenues rares. Les vieux coloniaux parlent d'une variété de robusta qui aurait été neutre.


Yémen :
Connu sous le nom de Moka, riche saveur chocolatée. Arabica très parfumé, un peu poivré, excellent, proche des harrar d'Éthiopie (la rive d'en face, de l'autre côté de la mer Rouge), mais dont la production devient de plus en plus faible. À cela une raison: à la caféiculture, les cultivateurs préfèrent la plantation et le commerce du qat, une drogue excitante extrêmement appréciée dans toute la région ou elle est, en fait un fléau.

 

pages:  1 - 2 - 3

Copyright Café Ermantin © , Développement Maximini.com - Tous Droits Réservés 2004